REPORT – Focus Sur Les Longs Métrages – L’avenir du cinéma en Ontario

Nous espérons que les opinions contenues dans ce rapport et les données qui fournissent le contexte des perspectives donneront aux lecteurs un meilleur aperçu des défis, des possibilités et des stratégies éventuelles, et une sensibilisation à ceux-ci, pour soutenir et améliorer le secteur ontarien du long métrage. Une simple évolution serait d’accroître le financement pour le développement et la production de longs métrages en Ontario, ce qui donnerait aux scénaristes, aux réalisateurs et aux producteurs plus de possibilités d’améliorer leurs aptitudes, et le temps et l’argent pour écrire les meilleurs scénarios possible, ainsi que le budget pour produire des films commercialement concurrentiels. Toutefois, comme l’illustre ce rapport, il existe d’autres stratégies qui fonctionneraient parfaitement avec un financement supplémentaire, comme une formation en nouvelles technologies, une formation ciblée pour élargir le bassin de talents, un réseau officiel pour aider les talents émergents à développer leur carrière et une aide aux talents reconnus pour qu’ils poursuivent leur carrière.

Le secteur ontarien du long métrage produit des films populaires et primés, mais avec davantage de soutien, il pourrait développer une industrie viable et une marque commercialisable que les auditoires de films de partout au monde reconnaîtraient, à cause de la qualité et de la créativité des longs métrages ontariens.

Dans le cadre du plan élaboré par les parties de cette étude, l’university Ryerson a mené des entrevues individuelles auprès de producteurs, de réalisateurs et de scénaristes de longs métrages ontariens, ainsi qu’auprès d’intervenants de l’industrie. Afin d’élargir la portée des expériences et des opinions, elle a fait une enquête auprès d’autres producteurs, réalisateurs et scénaristes de longs métrages ontariens. L’université Ryerson a aussi procédé à une analyse documentaire sur des recherches pertinentes existantes de tierce partie. L’objectif visait à délimiter le paysage cinématographique en Ontario, ses défis et ses possibilités.

Pour préparer la voie :

  • L’industrie ontarienne du long métrage est composée de deux secteurs très différents : la production étrangère (service des extérieursde production) et la production nationale – les deux étant soutenues par les gouvernements fédéral et provincial. Ces deux secteurs sont importants pour l’industrie ontarienne du long métrage, étant donné qu’ils offrent des emplois et des possibilités de carrières. Mais seule la production nationale soutient les créateurs ontariens qui racontent des histoires ontariennes.
  • Les longs métrages canadiens ne possèdent qu’une fraction du marché des cinémas (1,8 % en 2016) parce que les budgets sont beaucoup moins élevés et qu’il se fait moins de promotion que pour la plupart des films hollywoodiens. Le comportement des auditoires est toutefois en changement et il existe de plus en plus de possibilités de voir des films ontariens télédiffusés et sur des chaînes et des plateformes de distribution numérique.